« La traduction française du premier recueil de Kneipp, « Ma Cure d’eau », arrive en France en 1890. C’est par le biais de la physiothéra- pie que la méthode de Kneipp s’implante peu à peu. Les hôpitaux font appel à cette méthode pour traiter des dérangements mentaux ou des maladies chroniques contre lesquels la médecine s’avère inefficace. Des institutions lui sont par la suite entièrement réservées (en 1898, le premier Institut hydro- thérapique Kneipp s’ouvre à Lyon). Pliée aux dogmes de la médecine, elle restera marginale, alors que les traitements classiques étaient issus de con- naissances physiologiques anciennes (l’utilisation de sangsues, du mercure, du quinquina, etc.). De Kneipp, le Dr Poucel dira : « il eut la mauvaise idée d’appliquer son traitement à tort et à travers, même à ceux qui n’en pouvaient bénéficier, comme les cancéreux « .
« 120 ans de naturisme à Marseille », p.45, Bruno Saurez, 2021
« L’hydrothérapie connut un nouvel essor après 1875 avec Sébastien Kneipp (1821-1897), le célèbre curé de Wörlishofen en Bavière, qui soignait par des douches froides et des marches pieds nus dans l’eau. La cure Kneipp connut un tel succès que les établissements Kneipp se multiplièrent en Europe à partir de 1890. C’était la ruée vers l’eau, même si le brave curé, issu d’une famille pauvre, peinait à mettre en pratique ses idées caritatives (soigner gratuitement les indigents et les enfants) ».
« Le naturisme : une histoire illustré », Thierry Chardonnet, 2017