Revue qui servait à l’union naturiste de France pour diffuser ses idées et ses projets dans les années 30. Cette structure regroupait principalement des médecins et avait un comité d’action qui mettait en oeuvre leurs principes.
 
« L’orientation politique de l’Union naturiste de France est tout aussi nette. Constituée en 1934, elle est présidée par le docteur Legrain et rassemble des individus généralement proches des milieux socialistes ou libertaires, comme les docteurs Paul Vigné d’Octon, Madeleine Pelletier, Georgia Knap et Charles-Édouard Lévy qui siègent dans son Comité d’action. Dans son éphémère revue Le Naturiste, le docteur Axel Proschowsky, ancien membre du Comité directeur du Parti socialiste du Danemark et qui participe égale ment au Comité d’action de l’Union, affirme ouvertement que « l’idéal naturiste et le socialisme-individualiste ne forment qu’une même doctrine sociale ». En 1935, l’Union naturiste de France adhère au Rassemblement populaire. Alors que les régimes autoritaires prolifèrent en Europe et que la république parlementaire semble incapable de résoudre la crise économique et la crise politique latente, le naturisme apparaît, aux yeux de certains de ses partisans, comme un moyen d’échapper à la menace d’une guerre ou d’un effondrement de la société. Sa critique des excès du machinisme et ses idéaux de modération et de vie simple permettraient, s’il était diffusé à une large échelle, de réfréner l’appétit des classes possédantes et de libérer les couches laborieuses des conditions de travail aliénantes auxquelles elles sont soumises. Dans le même temps, la communion intime avec la nature et les relations fraternelles qu’il suscite semblent désigner le naturisme comme le moyen le plus sûr d’instaurer un état social juste et harmonieux. »
Chapitre 12 du livre : HISTOIRE DU NATURISME | Arnaud Baubérot.

Collection Christophe Wayolle

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