Dans plusieurs pays d’Europe, en France notamment, se dénuder dans l’espace public reste un geste transgressif, assimilé à de « l’exhibition sexuelle » et puni par la loi. Certains naturistes militent pour un droit à vivre nu partout, tout le temps : en ville ou à la campagne, en randonnée, à vélo, pour faire la fête ou visiter des lieux culturels. Le militantisme naturiste fait bien sûr écho aux combats contemporains pour l’écologie et la défense du vivant, mais aussi à ceux qui utilisent le corps comme enjeu politique. Alors que les images naturistes, jusqu’aux années 2000, nous ont montré des corps très normés, le discours officiel des fédérations est aujourd’hui devenu inclusif, anti « body-shaming », anti-raciste, anti-sexiste, anti-validiste.
La nudité est aussi un outil de revendication, employé par des activiste qui ne sont pas naturistes, mais se déshabillent dans la rue pour manifester leur liberté personnelles, pour lutter contre la guerre, contre le sexisme et les violences faites aux femmes, contre l’exploitation des humains, des animaux et de la planète.